Domination et soumission : la face sombre du plaisir ?

S’il vous plait, oubliez Fifty Shade of Grey…

Nous vous livrons ici un récit d’expérience et une petite réflexion concernant ces pratiques qui divisent autant qu’elles fascinent. Dans le texte que vous allez lire, les pratiques décrites s’écartent un peu des « idées reçues » que l’on peut avoir concernant ce type de pratique :
Les personnes soumises ne sont pas uniquement entravées et passives et les Maîtres ont à cœur de diversifier les expériences sensorielles…
Amateur averti ou curieux indécis, Chez Nothing Erotic, nous faisons le maximum pour que chacun trouve sa source d’inspiration…

Un rendez-vous particulier

La lumière dorée de début d’automne inonde l’après-midi, comme je pousse la porte du hall monumental et me dirige vers le bar de cet hôtel du centre-ville.
Dans la pénombre élégante et les conversations feutrées, mes talons résonnent sur les carrelages.
Je ne connais pas encore les autres personnes avec qui j’ai rendez-vous, à peine y-a-t-il eu quelques échanges internet entre personnes décidées. Une seule indication : deux hommes, deux femmes, deux Maîtres, deux soumis. Mon regard erre un moment et croise celui de trois personnes assises dans un coin tranquille du grand salon.
Nous ne nous connaissons pas, mais nous nous sommes reconnus.
Elle retient tout d’abord mon attention, vêtue simplement, de sombre, sa présence discrète est magnétique sous un casque de cheveux platines.
Eux sont également élégants, instruits et m’accueillent galamment.
Nous échangeons quelques banalités et le dévoilement d’une guépière au creux d’un
décolleté, d’une couture de bas au hasard d’un croisement de jambes font monter le désir.
Nous montons et un couloir feutré nous accueille. Le code veut que les dominés ouvrent la voie. Je fais un pas en arrière, de même que l’un de mes compagnons. Un sourire au coin des lèvres et un éclat brûlant dans les yeux, nous échangeons un regard de complicité.

Un accueil dans les règles

Les deux autres partent en avant et nous nous avançons à pas lents sans échanger d’autre parole. Nous entrons finalement dans la chambre cossue et hors du temps. Eux sont déjà en tenue : lui, nu avec son collier et sa laisse, elle, en harnais en cuir et bas noirs retenus par des jarretelles. Ils nous débarrassent et nous prenons place dans deux profonds
fauteuils club.
Un hochement de tête et ils s’accroupissent à nos genoux. Le feu qui couve dans nos yeux magistraux brille aussi dans les yeux de l’homme qui retire mes souliers.
Elle, douce et grave, pose sa tête sur les genoux de mon égal.
Il est l’heure de prendre les choses en mains.
Je me lève, la laisse tenue courte bien en main, j’entraîne mon soumis vers une table. Je
claque des doigts et d’un ordre bref, exige de l’autre qu’elle l’attache à terre, contre un pied. Je m’approche de l’homme entravé et entrouvre ma jupe fendue. « Sors ta langue », il s’exécute avec zèle et je fais glisser ma vulve sur le petit bout de chair tendu. L’excitation fait monter la sève dans mon sexe. Ses moustaches qui se mêlent à ma toison sont déjà toutes luisantes du produit de mon plaisir naissant.
Je lui glisse un nouvel ordre dans un soupir. « Bois » et je colle plus étroitement mon sexe à sa bouche.
Un peu de pisse coule sur son menton quand je me recule. Nos yeux se croisent dans un mutuel sourire de reconnaissance et je flatte du bout de mes doigts encore gantés son gland dressé pour lui montrer ma satisfaction.

Chacun son élève

Le dressage de l’autre soumise a démarré également. Menée à la badine par son Maître, elle s’approche à quatre pattes et prend le membre que je viens de caresser dans sa bouche, appliquée, goulue. L’homme grogne de plaisir. Je le gifle d’un coup de gants bien inoffensif, juste pour lui apprendre à se tenir.
Elle, docile, obéit quand son Maître lui demande de se coucher par terre, jambes écartées.
J’adresse un signe à l’homme qui la guide et je m’agenouille au-dessus de son sexe. Je note avec un peu de regret qu’il est totalement épilé et entreprends de le détendre. Sa peau est remarquablement lisse et fraîche, mais elle est encore toute serrée. Je remonte vers sa
bouche, m’attardant sur ses seins entre les lanières de cuir et je dégage mes fesses,
présentant mes reins à cette badine qui m’a fait envie.
La réponse est cinglante et délicieuse. Un aiguillon de désir me renvoie à la bouche de ma partenaire.
Son Maître ne l’entend pas ainsi. Il me tend la main pour me redresser, me presse contre lui et fait tomber ma robe.
Il libère mes seins du bustier qui les contient et enfonce avec autorité ses doigts dans ma chatte parfaitement lubrifiée. Il y glisse un objet lisse et glacé : un œuf de verre plein prend sa place dans mon ventre.
Ses doigts mouillés se frayent maintenant un passage dans ma bouche puis dans la sienne et nos langues trouvent le chemin l’une de l’autre, avant qu’il cache les yeux de la femme qui s’est relevée et attend docilement à nos genoux.
Je reprends possession également de mon soumis et l’assieds dans l’un des deux fauteuils.

Un soumis bien récompensé

Le Maître mène sa protégée aveuglée à ses côtés et prend place dans l’autre fauteuil, qu’il a légèrement tourné pour profiter du spectacle. Je guide les épaules de ma compagne vers le sexe de son égal et caresse sa poitrine avec le membre humide. A tâtons, elle comprend ma demande et resserre ses seins autour de la queue qui s’érige sous cette manipulation. Je me joins à elle. Nos tétons durcis se pressent délicieusement autour du sexe qui disparaît
entre eux et mon soumis ne tarde pas à jouir.
Comme nous nous retrouvons toutes maculées, l’autre Maître exige qu’il lèche le foutre dégoulinant sur nos seins.
Je croise le regard du Maître qui m’invite à me placer face à lui. Il écarte ma jambe et pose mon pied sur sa cuisse.
« Sortez-le s’il-vous plaît » me demande-t-il, tout en commandant un verre de champagne à celle qu’il domine.
J’expulse l’œuf, chaud et mouillé. Il le récupère et le glisse dans son verre de champagne.
Je l’embrasse, le champagne se mêle dans nos bouches.
Il tend le verre à sa jolie soumise qui y trempe ses lèvres et rend respectueusement le verre.
L’homme verse le contenu de sa coupe sur sa gorge.
Je la relève et l’équipe d’un gode-ceinture, non sans avoir goûter au champagne sur ses seins.
Je fais mettre le soumis à quatre pattes et me rassied à sa place dans le fauteuil.
Nous regardons la prise de l’homme par notre charmante complice et je défais doucement le pantalon de mon compagnon assis, le caresse et me touche au même rythme.
Au bord de l’orgasme, je fais signe à la soumise, et me penche sur le bord du fauteuil. Elle relève ma jupe et me prend à mon tour, le gode en cuir déjà chauffé par l’homme qui m’a précédée.
L’autre Maître finit par prendre sa place, mais se retire pour jouir sur le bas de mon dos, qu’il essuie avec le jupon de ma robe, marque de plaisir que j’emporterai avec moi.
Nous clôturons le jeu par un dernier verre entre personnes de qualité, partageant nos
sensations. Un courant d’altérité et de liberté circule entre nous quatre et nous nous séparons un peu plus tard. Je sors de l’hôtel dans l’animation de début de soirée,
légèrement grise, autant de champagne que de jouissance.

Un engagement personnel ou un jeu ?:

Pour certains, un rapport de Domination (D/s) nune relation e peut s’envisager que dans le cadre d’une relation stable basée sur la soumission d’un partenaire à l’autre. Dans ce cas, ce rapport fait partie intégrante de la vie des personnes concernées, dans toutes ses dimensions, y compris la vie quotidienne.
Pour les personnes qui se limitent au cadre de jeu, l’égalité intrinsèque entre les personnes n’est pas remise en question, mais dans un cadre donné et selon des règles convenues, les partenaires décident d’instaurer cette relation particulière où l’un ordonne et l’autre obéit, où l’un est traité avec égard et l’autre accepte momentanément de faire passer le plaisir de l’autre avant le sien. La condition pour ce que jeu soit épanouissant est bien entendu que les deux partenaires y trouvent leur compte, et pour cela, il y a quelque règles d’or :
« Qui se soumet domine » …
Cet adage (que les fans du roman de science-fiction « Dune » connaissent bien) illustre le fait que le jeu D/s est plus subtil qu’il y parait . On dit aussi « avec le pouvoir vient la responsabilité », qui impose au partenaire « dominant » une attention sans faille au bien-être de la personne soumise, qui se retrouve finalement au centre de toutes les attentions.
Cette responsabilité est bien entendu avant tout celle de la sécurité physique et morale de la personne dominée : si la personne soumise est contrainte et immobilisée, placée dans une situation inconfortable (voir douloureuse) ou qu’il est convenu de lui appliquer des traitements humiliants, la personne dominante, soit la Maîtresse ou le Maître, doit s’assurer constamment que la personne soumise continue à apprécier le jeu et que les limites de sa résistance ne sont pas franchies.

En retour, par la parfaite obéissance du partenaire soumis dans le cadre convenu, la
personne dominante dispose pleinement de la personne soumise, qui peut alors se
remettre littéralement « corps et âme » au service des plaisirs de la personne dominante.

A quels objectifs répond la domination?

Les motivations sont aussi diverses que les pratiquants, mais les Dominants expérimentés se retrouvent souvent autour de l’idée d’amener le partenaire soumis à dépasser ses propres limites et appréhensions, à lui faire découvrir de nouvelles pratiques, le guider dans un rôle
que vous auriez convenu ensemble et qui sera une découverte pour la personne concernée.
Et si le partenaire dominant souhaite utiliser la personne soumise pour sa propre jouissance, cela doit se faire avec l’accord explicite du soumis. Certains rapports D/s excluent justement toute idée de jouissance pour se concentrer sur la dimension psychologique de la relation, mais, quand c’est libre consenti, il y a beaucoup de plaisir aussi pour le partenaire soumis à
se sentir « utilisé » et à déployer toute sa compétence sensuelle à satisfaire l’autre.

Un rapport de confiance.

Dans tous les cas, une relation de confiance inconditionnelle entre la personne Dominante et la personne soumise est indispensable et amène d’ailleurs souvent les couples qui pratiquent ensemble ce type de jeu à voir cette confiance entre eux gagner en intensité :
montrer le côtés plus « confidentiels» de sa personnalité, se livrer entièrement ou être
dépositaire de la sécurité de l’autre renforce le lien de connivence entre les personnes et fait souvent évoluer le couple vers un univers de profonde intimité.

Pas tenté d’explorer votre « dark side » ?

Vous aurez compris que ce type de rapport ne convient pas forcément à tous et c’est bien normal… Il y a tant de voies à explorer pour trouver son identité érotique (apprentissage du massage érotique, sexualité sacrée, « slow » sexe, libertinage ou pluralité, cost-play et utilisation de sex-toys, «rough» sexe, pour ne citer que quelques exemples …).

Les relations D/s ne sont pas un passage obligé, même si l’idée est à la mode depuis une dizaine d’années. Le côté transgressif des codes moraux traditionnels, l’esthétique très marquée, le côté sophistiqué des rapports les plus « cérébraux » (qui peut parfois aller de
pair avec un certain snobisme intellectuel, n’ayons pas peur de le dire), tout ceci est dans l’air du temps ! Mais il est donc parfaitement possible de passer toute vie érotique sans
même envisager ce type de pratique… Tout comme il est parfaitement légitime également de vouloir « tester » …
La vie érotique est également faite d’expériences et d’audace, pour ne pas passer à côté de toute sa richesse et sa diversité.

Alors, déjà pratiquant ? Convaincu d’essayer ? Laissez-nous un commentaire pour partager vos réflexions et vos pratiques.

1 Commentaire

  1. Vanden Borre David

    Je suis votre homme.

    Réponse

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